Chers amis,
Les attaques incessantes de l'administration Trump contre le système de santé réduisent à néant des années de progrès et mettent en péril la santé des communautés et des personnes que Public Health Solutions (PHS) accompagne.
Dans sa dernière offensive contre l'Affordable Care Act (ACA), la Maison Blanche a annoncé le13 octobre qu'elle allait supprimer les subventions accordées aux compagnies d'assurance maladie qui contribuent à couvrir les frais à la charge des personnes à faibles revenus. La suppression de ces subventions aura un impact dévastateur sur la capacité de l’État de New York à offrir des soins de santé abordables à ses résidents et compromettra les avancées réalisées dans le cadre de l’ACA. Le12 octobre, Trump a publié un décret ordonnant aux agences fédérales de réécrire la réglementation, encourageant la vente de régimes d’assurance qui ne sont pas tenus de se conformer à certaines protections et prestations destinées aux consommateurs, afin d’inciter les personnes en bonne santé à se détourner de la couverture ACA. Cela exposera inévitablement les personnes âgées et malades inscrites sur les marchés ACA à des coûts plus élevés. Trump a déjà réduit de 90 % le budget publicitaire de l'ACA, divisé par deux les périodes d'inscription et supprimé des informations utiles aux consommateurs sur le site web du HHS. Le HHS a également produit, aux frais du contribuable, près de 20 vidéos de témoignages critiquant l'ACA. L'IRS a également suspendu l'application d'une règle visant à encourager les particuliers à souscrire une assurance maladie.
Et ce n’est pas tout. La semaine dernière, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS), sous le prétexte de la « liberté religieuse », a publié des dispositions abrogeant l’obligation prévue par l’ACA qui imposait à la plupart des employeurs de fournir à leurs employés une couverture d’assurance pour la contraception sans participation aux frais. Grâce à l’ACA, plus de 55 millions de femmes aux États-Unis ont accès à la contraception sans frais à leur charge. En supprimant ces frais, l’ACA a permis à des millions de femmes de choisir la méthode contraceptive la mieux adaptée à leurs besoins, ce qui contribue à éviter les grossesses non désirées.
Ce n'est qu'un début. Les directives émises par le ministre de la Justice Jeff Sessions et un « projet de plan stratégique » pour l'exercice 2018-2022 publié par le HHS jettent les bases permettant à l'administration de faire passer l'idéologie avant la santé à chaque occasion. Sessions a publié une directive exhaustive de 25 pages en 20 points intitulée « Protections de la liberté religieuse en vertu de la loi fédérale », enjoignant aux agences, y compris le HHS, de donner la priorité aux revendications de liberté religieuse sur toutes les autres protections et préoccupations dans toutes les activités gouvernementales, y compris les litiges, l’application de la loi, les programmes, l’emploi et les contrats. Cette directive protège les entreprises qui souhaitent refuser à leurs employés une couverture santé telle que la contraception. Elle ordonne aux avocats du gouvernement de ne pas « remettre en cause le caractère raisonnable d’une croyance religieuse », permettant ainsi aux employeurs et aux entreprises d’ignorer toute loi s’ils invoquent une croyance religieuse – même si celle-ci ne fait pas réellement partie de leur foi. Le projet de plan du HHS publié début octobre mentionne les organisations « confessionnelles » ou « fondées sur la foi » plus de 40 fois dans son énoncé des priorités quinquennales et fait référence à la protection des individus « de la conception à la mort naturelle », tout en supprimant les références aux communautés minoritaires, y compris les personnes LGBT.
Ces dernières attaques contre l’ACA et l’obligation de prise en charge de la contraception auront des répercussions négatives considérables sur de nombreux New-Yorkais défavorisés qui bénéficient des services du PHS. La suppression des subventions de l’ACA menace le « Essential Plan » de New York, qui offre une couverture gratuite ou à faible coût aux personnes et aux familles à faibles revenus. L'État de New York reçoit environ 900 millions de dollars pour financer l'Essential Plan. L'État pourrait être contraint d'augmenter ses propres subventions, de relever les tarifs ou de supprimer purement et simplement l'Essential Plan. Les jeunes femmes à haut risque qui bénéficient de nos services de santé reproductive pourraient se retrouver avec moins d'options de contraception à faible coût, ce qui, à lui seul, compromet les progrès réalisés depuis des décennies en matière de réduction des grossesses non désirées.
Face à ces menaces, nous restons fermement déterminés à défendre la santé publique et à fournir des services de qualité aux personnes et aux communautés les plus vulnérables de la ville de New York. Nous continuerons à vous tenir informés de ces questions et d’autres enjeux qui touchent la santé publique à New York.
Cordialement,

Lisa David
Présidente-directrice générale
Public Health Solutions