Aux côtés de nos nombreux partenaires et amis, nous pleurons la disparition de Cecile Richards, décédée le 20 janvier 2025 des suites d'un glioblastome.
Pour Cecile, l’engagement politique était une tradition familiale et, en tant que fille d’Ann Richards, ancienne gouverneure du Texas, elle a passé son enfance à militer lors des campagnes électorales. Tout au long de sa carrière et de sa vie, Cecile s’est battue pour les familles de travailleurs et les femmes. Elle a organisé les employés d’hôtellerie qui luttaient pour des salaires et des avantages sociaux équitables. Elle a évolué dans les couloirs du Congrès en tant que chef de cabinet de Nancy Pelosi et savait comment les choses se faisaient, sur qui compter et sur quel bureau taper. Elle a redynamisé le mouvement pour la santé reproductive en tant que présidente de la Planned Parenthood Federation of America, ralliant des millions de jeunes femmes et de donateurs à la cause, et a négocié pour que l’ACA garantisse des tarifs et des prestations non discriminatoires pour les femmes, ainsi qu’un accès gratuit aux soins préventifs et à la contraception.
Il n’y a pas un seul combat dont Cécile ait jamais envisagé de se détourner. Elle était farouche et incitait les autres à se joindre à elle. Sa générosité, qu’elle manifestait en offrant son temps, ses ressources, sa sagesse et son humour, était extraordinaire. Elle donnait à chacun l’impression d’entretenir une relation privilégiée avec elle. Ses anecdotes, tissées dans tous ses discours et toutes ses conversations, illustraient ses messages de manière personnelle et pleine d’humour. Il y avait toujours des « expressions texanes » mémorables, dont beaucoup provenaient de sa mère, qui s’y glissaient également. Elle disait à propos de la nouvelle administration : « Eh bien, il n’y aura pas de robes blanches à ce mariage. »
Elle a joint le geste à la parole : quand son petit-fils sera adulte et qu’il demandera à sa mère Lily ce que Cécile a fait pour empêcher la perte des droits des femmes, elle pourra répondre : « Tout ce qu’elle pouvait. Jusqu’à son dernier souffle. » Nous avons perdu un trésor et une source d’inspiration inestimable. Elle nous manquera.