Le lundi 12 août, le département de la Sécurité intérieure a finalisé la règle relative à la « charge publique », qui redéfinit la signification de ce terme en permettant à l'administration de refuser l'octroi de visas d'immigrant (carte verte) ou de visas temporaires aux personnes ayant eu recours ou jugées susceptibles de recourir à certaines formes d'aide publique — des services auxquels elles peuvent légalement avoir accès.
Cette mesure obligera des milliers de membres de nos communautés les plus vulnérables, notamment les enfants et les familles d'immigrés à faibles revenus, à choisir entre accéder aux services de santé essentiels dont ils ont besoin ou y renoncer pour pouvoir rester aux États-Unis et préserver l'unité de leur famille. C'est un choix impossible.
Avant même l’annonce d’aujourd’hui, nous avons constaté les effets dissuasifs de cette règle : le PHS inscrit des New-Yorkais au programme SNAP (coupons alimentaires) depuis 2007, et a enregistré une baisse de 20 % des inscriptions lorsque le projet de règle a été annoncé en octobre de l’année dernière. La règle relative à la charge publique a également dissuadé les immigrants de recourir à d’autres programmes d’aide sociale qui ne sont pas concernés par cette règle, tels que le WIC. Les centres WIC de quartier du PHS ont enregistré une baisse significative du nombre de dossiers WIC, avec plus de 400 participants en moins en seulement un mois.
Cette règle relative à la charge publique n’est que la dernière d’une série d’attaques menées par l’administration Trump contre la santé et la sécurité des familles immigrées. Il est inacceptable de pénaliser les familles qui ont besoin de l’aide des programmes d’aide sociale pour se remettre sur pied. Cette règle aura non seulement des répercussions négatives considérables sur la santé de bon nombre de nos clients, mais elle exercera également une pression accrue sur le système de santé de notre ville.